MILAN (Reuters) - Les dirigeants du football italien doivent se réunir ce lundi pour discuter de mesures susceptibles d'enrayer la violence des supporters provoquée par la mort d'un fan de la Lazio, tué dimanche par balle par un policier.
Des émeutes ont touché Rome, les supporters attaquant une caserne de police, ainsi que le stade olympique et le siège du Comité olympique italien.
La rencontre entre l'Atalanta et le Milan AC a été interrompue après sept minutes après que des supporters ont essayé de briser une vitre de sécurité destinée à les empêcher de pénétrer sur le terrain.
La police et le gouvernement ont également annoncé qu'ils allaient tenir des discussions pour tenter de comprendre comment l'officier qui a tiré avait pu faire cette "tragique erreur".
Le policier, dont l'identité n'a pas été révélée et qui est sous le coup d'une enquête, ne pouvait croire avoir touché la victime.
"Je n'ai visé personne", a-t-il dit au Corriere della Serra.
"Le premier coup que j'ai tiré était en l'air et le deuxième est parti alors que je courais. Maintenant, j'ai détruit deux familles, celle de cet homme et la mienne"
Les dirigeants sont déterminés à éviter une répétition des violences de dimanche, qui ont fait écho aux émeutes de février dernier à Catane, en Sicile, où un policier avait été tué.
Ce drame avait entraîné des mesures de sécurité très strictes. Elles pourraient encore être renforcées et certains préconisent désormais d'interdire purement et simplement les déplacements de supporters.
"C'est une autre très triste et douloureuse journée pour tout le football italien", a déclaré Giancarlo Abete, le président de la Fédération italienne (FIGC), dans un communiqué.
"La première pensée est d'adresser nos condoléance à la famille de (la victime) Gabriele Sandri."
La réunion de lundi doit rassembler les cadres de la FIGC ainsi que les représentants de la Ligue, des joueurs et des entraîneurs.

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